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Les Nouvelles - Saint Jean de la Ruelle

Décembre 2011 - Janvier 2012
La Voix Eco.fr
Comment savoir si un produit est « made in France » ?
Fabriqué en France, produit de France, produit en France, origine France , transformé en France, élaboré en France... Bien malin celui qui pourra dire ce que les produits ainsi estampillés ont de français. Dans le meilleur des cas, la fabrication ? Sinon, un assemblage, une découpe ?
En France, l'étiquetage de l'origine du produit n'est pas obligatoire, sauf exceptions dans l'alimentaire. La mention fabriqué en Francene garantit rien. Parce que les administrations ont des appréciations différentes de ces mentions non obligatoires. Parce que la rareté des contrôles laisse libre cours à de nombreux détournements. Surtout, la mondialisation de la fabrication rend difficile la traçabilité du produit.
D'où, l'an dernier, l'idée d'une association de professionnels, relayés par le député Yves Jégo, d'un vrai label Origine France Garantie . Au cahier des charges, deux exigences : premier critère, « 50 % au moins du prix de revient du produit est acquis en France ». Deuxième critère : « Le lieu où le produit prend ses caractéristiques essentielles est situé en France ». Autrement dit, les activités ayant donné au produit ses caractéristiques principales se sont déroulées en France. Pour un produit naturel : la France est le pays de l'extraction, de la récolte ou de la croissance des végétaux ou celui où l'animal est né, a été élevé et abattu. Pour les produits naturels transformés, préparation, transformation et conditionnement en France ne suffisent pas : l'ingrédient principal doit être d'origine française et « les ingrédients dont les noms apparaissent dans la dénomination de vente du produit doivent obligatoirement avoir une origine française ».
Le label est récent, créé en 2010. La liste des entreprises labellisées est sur www.profrance.org. C'est un début.
22 décembre 2011
Agro-media.fr
La folie du « Made in France »
Le « Made in France » fait couler beaucoup d'encre en ce moment. Pour les consommateurs, il est souvent perçu comme un gage de qualité et permet de se donner bonne conscience, en soutenant l'économie locale. Pour les entreprises, il leur permet de se distinguer de leurs concurrents en jouant la carte du local et de justifier des prix généralement un peu plus élevés que la moyenne. Malheureusement, le « Made in France » est aussi un bel argument marketing que certains fabricants peu scrupuleux n'hésitent pas à employer à tort et à travers.
Comment les consommateurs perçoivent-ils le « Made in France » ? Comment faire le tri parmi les appellations que l'on peut trouver sur les produits alimentaires ? Le « Made in France » est-il une stratégie gagnante pour une entreprise ?
Agro-media.fr vous dit tout sur la folie du « Made in France ».
Un concept en vogue
En début d'année, le cabinet d'études Xerfi a publié une étude sur le « Made in France », dans laquelle il le qualifiait comme « le nouvel eldorado de la filière alimentaire ». Cette enquête révélait que les principales motivations des consommateurs lorsqu'ils achètent des produits fabriqués dans l'hexagone sont la traçabilité et le maintien de l'emploi en région. L'an dernier, le marché des produits misant sur leur régionalisme a crû de 0,4% en volume. Autrement dit, ce marché est prometteur. De plus, dans le contexte actuel de crise économique, les français ont besoin de se rassurer en achetant des produits fabriqués près de chez eux. Enfin, le « Made in France » est revenu sur le tapis en raison de l'élection présidentielle qui se rapproche, et est actuellement très débattu en politique. Le concept est donc en vogue et tend à s'accentuer à l'avenir.
Le « Made in France » vu par les consommateurs
L'Ifop, en partenariat avec le Comité des Entrepreneurs pour un Développement Responsable de l'Economie (CEDRE), a publié fin novembre les résultats d'une étude croisant la vision du « Made in France » de consommateurs et de chefs d'entreprise. 1 004 consommateurs et 301 dirigeants d'entreprises ont ainsi été interrogés sur leurs pratiques d'achat et/ou leur perception de la consommation. Du côté des consommateurs, les français ont déclaré que leurs principaux critères de choix lors de l'achat d'un produit étaient le prix et la qualité. Ceux qui privilégient le pays de fabrication représentent 15% des consommateurs sondés. Niveau opinion politique, on remarquera que les sympathisants de droite privilégient davantage le pays de fabrication que les autres (21% d'entre eux le privilégient), alors que les sympathisants de gauche ou EELV privilégient davantage l'impact du produit sur l'environnement (respectivement 12% et 23% d'entre eux, contre 7% pour l'ensemble des consommateurs). Près d'un français sur deux tient compte souvent ou systématiquement du pays de fabrication. Pour le grand public, le fait qu'un produit soit fabriqué en France implique majoritairement :
- que par son achat on soutient l'industrie française et l'emploi en France (94% des sondés),
- une meilleure garantie sur la qualité du produit (92%),
- l'assurance que le produit ait été fabriqué selon des normes sociales respectueuses des salariés (87%)
- que l'on favorise le respect de l'environnement, notamment en optimisant l'utilisation des transports (84%).
Alors que le « Made in France » tend à s'appliquer à toutes sortes de produits, il est ressorti de l'étude que l'origine française importait davantage aux consommateurs pour les produits alimentaires (90% des sondés) que pour les autres types de produits.
Finalement, les français considèrent les produits français comme de meilleure qualité que les autres mais plus chers. Les consommateurs se déclarent prêts à payer plus cher pour des produits « Made in France » à hauteur de 72%, mais seulement si l'écart de prix ne dépasse pas 5% pour 40% d'entre eux, 5 à 10% pour 26% d'entre eux et 10 à 20% pour 5% d'entre eux. Autrement dit, le « Made in France », oui, mais pas à n'importe quel prix !
Ceci conforte une précédente étude menée par le Crédoc et dont les résultats ont été publiés en juin. 64% des Français déclaraient être prêts à payer plus cher pour des produits industriels fabriqués en France, alors qu'ils n'étaient que 55% en 2004. Toutes les catégories sociales étaient concernées même si les plus de 60 ans, les cadres, les professions intellectuelles supérieures, les diplômés du supérieur et les hauts revenus étaient davantage touchés par le phénomène. 51% d'entre eux disaient privilégier les produits d'origine française lors de leurs achats. Seuls les moins de 25 ans ne suivaient pas cette tendance.
Un « Made in France » ou des « Made in France » ?
Si les consommateurs plébiscitent le « Made in France », ils ont bien du mal à s'y retrouver dans toutes les dénominations patriotiques figurant sur nos emballages... « Made in France », « Origine France », « 100% made in France », « fabriqué en France »... sont autant de dénominations sans véritable fondement. En effet, aucun cahier des charges ne les définit et de fait n'importe quel fabricant peut à sa guise les apposer sur ses emballages. Aucune de ces appellations n'est véritablement contrôlée.
Face à ce constat, le député radical Yves Jégo a présenté le 19 mai 2011 à l'Assemblée nationale le nouveau label distinguant les produits d'origine française des autres, « Origine France Garantie ». Le cahier des charges contient deux axes principaux :
- le produit devra prendre ses caractéristiques essentielles (lieu d'assemblage, de fabrication,...) en France
- ET
- au moins 50% de sa valeur ajoutée devra correspondre à des activités de production dans l'hexagone.
Le but affiché par le député est « d'aider les produits français à mieux se faire repérer par les consommateurs, accroître la traçabilité, et aussi favoriser le maintien des savoir-faire en France, voire les relocalisations ». Des entreprises, dont Kronenbourg, Coca Cola et Senoble, et des fédérations professionnelles se sont rapprochées pour créer l'association Pro France en juin 2010, afin de plancher sur la mise en œuvre du label. La marque collective « Origine France garantie » est certifiée par le Bureau Veritas Certification, leader mondial de la certification. Une quinzaine d'entreprises bénéficient actuellement de ce label, qui ne concerne pas que les produits alimentaires.
Ainsi, le label « Origine France Garantie » est le seul qui soit véritablement certifié officiellement. Il répond aux attentes des français, qui déclaraient à l'Ifop à hauteur de 92% souhaiter la mise en place d'un label plus strict que le classique « Made in France ».
Néanmoins, certains labels de commerce équitable tels que la gamme « Nord-Nord » d'Alter Eco permettent de s'assurer d'acheter des produits écologiques et équitables issus de productions françaises. Les appellations d'origine comme les AOP ou les IGP permettent aussi aux consommateurs de s'assurer de l'origine des produits qu'ils achètent et par là même de leur côté « Made in France ».
Enfin, le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi, a lancé l'idée d'étiqueter les produits fabriqués en France en indiquant le pourcentage de composants français : « je prône un étiquetage précis. Peu de biens produits sur notre sol comportent 100% de composants français. [...] Je souhaite que l'information pour le client soit claire et complète en indiquant par l'étiquetage le pourcentage lié à chaque pays de production. Si la proportion « Fabriqué en France » atteint au moins 55%, la mention en toutes lettres pourra être apposée en haut de l'étiquette ». Reste à savoir si l'idée fera son chemin... Produire en France, un atout pour les industriels ?
D'après l'enquête de l'Ifop citée précédemment, les professionnels perçoivent le « Made in France » avant tout comme un moyen de s'assurer de produire des aliments de qualité (pour 45% des sondés) mais également comme un acte citoyen et lié à la responsabilité sociétale de l'entreprise (44%). Ils privilégient généralement le Made in France pour le choix de leurs sous-traitants (37%).
Pour l'instant, les principaux bénéficiaires de l'essor du « Made in France » sont les agriculteurs et les coopératives agricoles qui transforment de plus en plus. Ceci s'explique notamment par le fait qu'il est bien plus facile de s'assurer de la traçabilité d'une pomme que de celle d'un plat cuisiné comprenant une dizaine d'ingrédients.
Néanmoins, les enseignes de distribution proposent également des produits d'origine locale, que ce soit par le biais de leurs marques de distributeurs (à l'instar du célèbre « Nos régions ont du talent » de Leclerc ou encore des « Reflets de France » de Carrefour) ou en s'approvisionnant directement auprès des producteurs ou transformateurs locaux. En effet, il n'y a aucun doute à avoir sur le fait que le « Made in France » fait vendre.
Finalement, consommateurs et industriels sont unanimes sur l'importance du maintien des activités de fabrication et de production dans l'hexagone. De plus, les tendances de locavorisme (fait de consommer des denrées produites localement) et de régionalisme font la part belle au « Made in France ». Dans le contexte actuel de crise, les produits français deviennent des valeurs-refuges pour les consommateurs. Parmi les sondés de l'enquête Ifop citée précédemment, plus de 6 personnes sur 10 souhaiteraient un meilleur soutien de l'Etat aux entreprises pour localiser et relocaliser leur production en France. Les débats politiques actuels portent à croire que l'Etat devrait prochainement intervenir davantage pour soutenir les productions françaises. Attention néanmoins à ne pas tomber dans le protectionnisme !
21 décembre 2011
Var Matin

16 décembre 2011
Le Figaro Magazine

16 décembre 2011
Les Echos
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16 décembre 2011
L'Usine Nouvelle
Le costumier Smuggler labellisé « Origine France Garantie »
« Origine France Garantie », le nouveau label lancé par le député Yves Jego en mai, a été décerné pour la première fois au costumier haut-de-gamme Smuggler, basé à Limoges (Haute-Vienne).
Ce label garantit aux consommateurs qu'au moins 50 % de la valeur ajoutée du produit est d'origine française. « Nous sommes un très bon élève puisque nous garantissons que 71 % de la valeur ajoutée est française, assure le PDG Gilles Attaf, il n'y a que nos tissus qui proviennent d'Italie car en France tous les tisseurs ont disparu ce que nous regrettons ».
Les costumes Smuggler sont fabriqués à Limoges par France Confection, l'un des deux derniers façonniers français, qui emploie 110 salariés. Les deux sociétés, regroupées depuis 2000 au sein d'une holding, a dégagé l'an dernier un chiffre d'affaires de 10 millions d'euros avec un effectif de 150 salariés.
Avec ce label décroché après six mois d'audit et d'enquêtes par le Bureau Veritas Certification, Gilles Attaf envisage l'avenir plus sereinement. « Nous voulons montrer notre savoir-faire et le premier objectif est de multiplier par deux nos magasins dès 2012. Aujourd'hui, douze distribuent nos produits contre cinq en 2000. Le second objectif est de porter l'effectif de l'unité de fabrication à 150 personnes. Le seul moyen de conserver les emplois en France est d'avoir son propre circuit de distribution ».
Smuggler n'avait pas attendu ce label pour communiquer sur son origine française en apposant depuis ses débuts sur ses vêtements l'étiquette « confectionné en France ».
15 décembre 2011
Le Figaro.fr
Nicolas Sarkozy défend le «produire en France»
En déplacement à Sallanches, où Rossignol a relocalisé sa production de ski, le chef de l'Etat a voulu se démarquer des candidats déclarés à la présidentielle en insistant sur le lieu de fabrication d'un produit plutôt que sur sa nationalité.
Le chef de l'Etat a souhaité marquer sa différence. En déplacement à Sallanches, dans les Alpes, où le fabricant de ski Rossignol a relocalisé une partie de sa production l'année dernière, Nicolas Sarkozy a défendu le «produire en France» plutôt que «l'acheter français».
Depuis quelques semaines, le «made in France» s'est imposé comme un thème de campagne majeur. François Bayrou, candidat déclaré depuis le début du mois de décembre, en a fait l'un des axes de sa campagne. «Acheter français n'est pas un gros mot, c'est une démarche civique», avait-t-il insisté la semaine dernière. En visite dans les locaux de la société Unowhy, qui fabrique en France une tablette tactile dédiée à la cuisine, François Hollande a aussi enfourché ce cheval de bataille et plaidé pour «un patriotisme industriel». La candidate du Front national, Marine Le Pen, promet même le vote d'une loi consacrée à ce thème. «Tact et modération»
Ce mardi, Nicolas Sarkozy a souhaité se démarquer de ces adversaires politiques. «Je veux lever une ambigüité. Tout le monde dit "acheter français", je préfère dire "produire en France"», a précisé le chef de l'Etat, insistant donc davantage sur l'importance du lieu de fabrication d'un produit plutôt que sur sa nationalité. «Je préfère même qu'on achète une marque étrangère produite en France plutôt qu'une voiture française fabriquée à l'étranger», a-t-il expliqué. La Toyota Yaris, par exemple, est fabriquée dans le Nord-Pas-de Calais, quand la Renault Clio est essentiellement produite à l'étranger.
Le ministre de l'Industrie, Eric Besson, avait de son côté tenu dimanche des propos similaires. «L'injonction "acheter français" doit être utilisée avec tact et modération, avait estimé le ministre sur Radio J. La France est quatrième exportateur mondial, deuxième exportateur européen, nous ne pouvons pas prétendre vendre des locomotives, des trains, des centrales nucléaires, des avions, des produits de luxe en donnant l'impression d'être frileux et protectionniste». Une «carte d'identité» des produits
Pour défendre le «made in France», le chef de l'Etat a pris ce mardi plusieurs engagements. Répondant indirectement à la volonté de François Bayrou de créer un «label France», il a notamment promis de faire davantage pour mettre en valeur le label «Origine France garantie» né il y a six mois du rapport du député radical Yves Jégo. Ce label, plus strict que le «made in France», et dont la vocation est de mettre en valeur les produits fabriqués dans l'Hexagone, n'avait connu jusqu'à présent qu'un développement très confidentiel.
Nicolas Sarkozy a également défendu la création d'une «carte d'identité» des produits, proposée par le secrétaire d'Etat au Commerce, Frédéric Lefebvre. «Il est important que les consommateurs soient informés, pas simplement du contenu chimique de telle ou telle boisson, mais de l'endroit ou tel produit a été fabriqué»,a-t-il précisé.
13 décembre 2011
La Croix
Un label « origine France garantie » pour arrêter la fuite des usines
Nicolas Sarkozy a visité mardi 13 décembre une fabrique de skis de la marque Rossignol, en Haute-Savoie, qui vient d'obtenir son label « origine France garantie ».
Ce label, créé il y a six mois, vise à distinguer les produits réellement fabriqués sur le territoire français. Près de 500 entreprises ont déjà fait part de leur intérêt pour ce label.
Après François Bayrou, Marine Le Pen et François Hollande, c'était au tour hier du président de la République de s'exprimer sur la « réindustrialisation de la France », décidément un des thèmes du moment. Nicolas Sarkozy était à Sallanches (Haute-Savoie), où il a visité l'usine Rossignol.
Cette marque de ski a rapatrié l'an dernier une partie de sa production en France, après l'avoir basée en Asie, et vient d'obtenir le label « origine France garantie », qui distingue les produits fabriqués sur le sol français. Quelles entreprises ont déjà obtenu le label « origine France garantie » ?
Les truites tranchées et fumées de marque Ovive, les montures de lunettes Atoll, Vuillet Vega ou Karavan, les bières Kronenbourg, les produits électroménagers Brandt, Vedette et Fagor, les chaussures Ferrand, les couches-culottes Hamac, les vêtements Smuggler, les filtres de piscine Magiline..., voici quelques-uns des 40 produits au total qui ont déjà obtenu ce label. Mais de nouveaux s'ajoutent chaque jour à la liste, comme les skis Rossignol, hier.
Plus de 500 entreprises ont fait part de leur intérêt pour ce label et 200 ont constitué leur dossier en vue de l'obtenir. Les secteurs concernés sont ceux de l'agroalimentaire, de l'équipement de maison, de l'habillement, mais aussi des fixations de panneaux solaires. « Cela concerne une large gamme de produits et les demandes émanent de petites entreprises comme de très grandes », note l'association Pro France, créée il y a deux ans pour populariser ce label. Le consommateur peut-il se fier à ce nouveau label ?
L'attribution du label est gérée par le bureau Veritas, spécialisé dans la certification. Pour l'obtenir, une entreprise doit constituer un dossier et ouvrir ses sites de production aux inspecteurs du bureau Veritas. Une nouvelle inspection est prévue tous les ans. Pour mériter le label, il faut qu'un produit ait « acquis ses caractéristiques principales en France » et que plus de 50 % de sa valeur soit française.
Cela signifie que la moitié au moins des composants doivent avoir été produits sur le territoire. Ce critère cherche à éviter la labellisation de produits qui auraient été simplement importés en pièces détachées, puis assemblés en France. Mais l'interprétation de ces règles peut donner lieu à des débats complexes, c'est pourquoi chaque filière doit satisfaire à un cahier des charges précis.
Le calcul se fait sur la base du coût du produit à la sortie d'usine. Il ne peut inclure les coûts de marketing. En revanche, il englobe le prix de la recherche et développement. Si elle est faite en France, cela aide une entreprise à obtenir le label. Qu'apporte ce label aux entreprises qui l'obtiennent ?
Cofam Energy est une PME qui produit des fixations de panneaux solaires. Basée à Houdan (Yvelines), en région parisienne, elle a choisi de faire fabriquer ses produits par des sous-traitants français et a été parmi les premières à demander le label. « Fabriquer en France me coûte environ 25 % de plus qu'en Asie , explique Frédéric Rensonnet, le directeur. Mais cela me permet d'avoir un meilleur contrôle de mes produits, une meilleure qualité, et de réduire les délais de disponibilité. Ce label, je le porte avec fierté. Mais ce n'est pas qu'un acte militant. Il y a du business derrière », dit-il.
De fait, une garantie d'avoir été produit en France est un élément important pour le consommateur. « La préférence locale est nettement plus forte en France que dans les autres pays » , estime une étude du Credoc. Mais elle souligne qu'un tel label n'a aucun impact sur les consommateurs étrangers.
Ce sont les entreprises elles-mêmes qui financent l'obtention du label. À charge pour elles de communiquer ensuite. Il existe aujourd'hui des projets de site Internet, voire de magasin, ne vendant que des produits français. « La mentalité des consommateurs change : il existe de plus en plus, chez eux, un besoin d'information transparente sur l'impact social et environnemental des produits » , indique-t-on à l'association Pro France. Fallait-il un label spécifique ?
Des distributeurs ont déjà créé des marques propres jouant sur l'origine française des produits. C'est le cas de « Reflets de France » chez Carrefour. Pour les produits agroalimentaires, il existe par ailleurs l'AOC (appellation d'origine contrôlée). Mais cela reste limité aux produits agricoles. Il n'existait pas, aussi surprenant que cela paraisse, de mention universelle attestant l'origine d'un produit, qu'il soit alimentaire ou manufacturé.
Le « made in France » en effet, n'est que très peu réglementé et n'est pas fiable. C'est le constat fait en 2010 par le député Yves Jégo (Parti radical), qui a rédigé un rapport sur ce thème. C'est à la suite de son travail que le label a été créé, le 19 mai dernier. Pourquoi ce thème intéresse-t-il tant les candidats à l'élection présidentielle ?
Ces dix dernières années, la France a perdu plus de 500 000 emplois industriels. Dans le même temps, la part de l'industrie dans le PIB français est passée de 24 à 14 %, quand elle est de 30 % en Allemagne. Longtemps, la France a vécu dans l'idée qu'elle pouvait bâtir une économie sans usines, tournée vers les services.
Mais il apparaît aujourd'hui que, lorsque les usines partent, les services finissent par suivre le mouvement. C'est le thème d'un livre récent : La France sans ses usines (1), qui semble avoir été lu par tous les candidats à l'élection présidentielle, qui, aujourd'hui, se disputent le thème du « made in France ».
Marine Le Pen propose une loi pour soutenir les achats de produits français, François Hollande souhaite un « pacte productif », tandis que François Bayrou a dit vouloir faire du « produire en France » son obsession. Le label « origine France garantie » apparaît comme un outil pour mobiliser les consommateurs, même s'il n'a pas, à ce jour, réussi à enrayer la fuite des emplois industriels, qui se poursuit.
13 décembre 2011
Challenges.fr
Qu'est-ce que le label "Origine France Garantie" ?
Pour "acheter français", on peut se tourner vers les bières Kronenbourg, les couches-culottes Hamac ou les skis Rossignol.
Le label attestant que la production a lieu en France existe officiellement depuis le mois de mai 2011, sous le nom "Origine France Garantie", comme il est indiqué sur le site du gouvernement. C'est l'organisme de vérification Veritas qui est chargé de l'attribuer.
Plusieurs marques en ont déjà bénéficié, comme les bières Kronenbourg, certains appareils électro-ménagers Brandt ou les couches-culottes Hamac (voir la liste des produits certifiés).
Le fabricant de ski Rossignol, dont Nicolas Sarkozy a visité mardi 13 décembre l'usine de Sallanches (Haute-Savoie), figure également parmi les heureux élus.
La création de ce label était l'une des principales propositions du député (UMP) de Seine-et-Marne Yves Jégo, dans un rapport daté de mai 2010 et baptisé "En finir avec la mondialisation anonyme : la traçabilité au service des consommateurs et de l'emploi". L'ancien secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer avait été missionné par Nicolas Sarkozy, peu après sa sortie du gouvernement, à l'automne 2009, pour réfléchir à la question.
L'élu préside l'association "Pro France", constituée en mai 2010, destinée à "promouvoir la Marque France".
Des règles qui varient selon le type de produits
Pour obtenir la certification "Origine France Garantie", une entreprise doit réunir deux critères. Il faut, d'une part, que le produit qu'elle commercialise "prenne ses caractéristiques essentielles en France". Ce qui laisse une marge d'interprétation dans le cas d'un produit industriel. Dans le cas d'un produit naturel, il doit être extrait, récolté ou élevé dans l'Hexagone. Dans le cas d'un produit naturel transformé, il faut que les ingrédients principaux soient d'origine française. D'autre part, au moins 50% du prix de revient unitaire (PRU) doit être acquis en France. Le PRU se définit comme "le prix du produit sorti d'usine, d'atelier ou d'exploitation", ce qui intègre les coûts liés à la recherche et au développement, mais pas à la commercialisation. En clair, la moitié du prix du produit, avant toutes les dépenses de marketing, de communication, de transport, etc., doit se justifier par des coûts liés à une activité domestique.
Il existe des exceptions à la règle, dans le secteur textile ou agroalimentaire. Exemple donné par ProFrance: "un jambon ne peut bénéficier du label que si toutes les étapes entre la naissance du porc (naissance, élevage, abattage, découpe etc.) et le conditonnement du jambon sont effectuées en France".
13 décembre 2011
Dépêche AFP
"Made in France": un maquis d'appellations peu lisible pour l'acheteur
PARIS, 13 décembre 2011 (AFP) - Le "fabriqué en France" s'impose de plus en plus comme un thème de la campagne présidentielle, mais le consommateur motivé manque encore de repères pour trouver son chemin dans le maquis d'appellations commerciales plus ou moins fiables revendiquant une origine hexagonale.
Pour Pascale Hébel, du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc), "les consommateurs ont de plus en plus envie d'aller vers du +made in France+, mais est-ce qu'ils le font vraiment?" Il est en effet plus facile de tracer l'origine d'une pomme ou d'un steak que d'un produit high-tech ou d'un vêtement.
Face à la multiplication des appellations, qui s'apparentent plus souvent à une démarche commerciale qu'à une véritable certification, le label "Origine France Grantie" a été lancé au mois de mai sur proposition du gouvernement.
Il fait suite à un rapport du député radical (PR) Yves Jégo sur le sujet, rendu public un an avant et qui a donné lieu à la création d'un Observatoire du Fabriqué en France.
Certifié par Bureau Veritas Certification, "Origine France Garantie" est le seul label indépendant officiel, répondant à un cahier des charges précis.
L'obtention de ce certificat est conditionnée au respect de deux critères indissociables. Le lieu d'où le produit tire ses caractéristiques essentielles doit se trouver en France et plus de la moitié de son prix doit être acquis dans le pays.
Dans certains secteurs, il n'est pas aisé de décerner le label. Un vêtement dont la matière première ne provient pas de France doit toutefois y être coupé, monté et fini pour être certifié. Si seules les finitions (boutons et col par exemple) sont réalisées dans l'Hexagone, il n'obtiendra pas le label.
Actuellement, une quinzaine d'entreprises en bénéficient pour un ou plusieurs produits. Le fabricant de skis Rossignol est le dernier en date.
Une centaine d'entreprises sont en cours de labélisation pour deux à trois gammes de produits chacune, indique-t-on chez Pro France, l'association qui porte le label et souligne qu'"il n'y a pas d'autre initiative nationale".
Le consommateur peut trouver des mentions commerciales sur les produits mais pas d'autre étiquette certifiante. "Made in France", "Origine France", "100% made in France"... Toutes les appellations ne sont pas contrôlées mais elles se multiplient, notamment sur internet.
Le site http://www.100pour100-madeinfrance.fr/ existe depuis 2008 et se présente comme "un média qui va parler de l'actualité du made in France". Il propose aussi une boutique de produits "100% made in France", explique son président Romain Davignon, qui ne prétend pas être un véritable label.
Créée en janvier 2009, la société Madine France propose quant à elle sur son site http://madine-france.com un annuaire du fabriqué en France.
13 décembre 2011
20 Minutes
"Le Made in France résiste"
Entreprises et politiques veulent profiter du regain populaire pour le « produit français »
Un déplacement à haute valeur ajoutée. Nicolas Sarkozy se rend ce matin à Sallanches (Haute-Savoie), pour une visite à l'usine de fabrications de skis Rossignol, qui vient d'annoncer une relocalisation de sa production de l'Asie vers la France. Une façon pour le Président de promouvoir le label « Origine France Garantie », censé se développer en 2012 pour mieux diriger les consommateurs vers les produits fabriqués en France.
« Avantages logistiques »
Car le made in France devient politique (lire ci-dessous), dans une période de crise marquée par les fermetures d'usines et qui pousse une partie des consommateurs à développer des réflexes d'achat local, comme soutien quotidien à une économie mal en point.
Difficile pourtant de toujours déceler les produits faits en France. A l'ère de la mondialisation, un logo français sur une voiture ou un grille-pain n'est plus forcément synonyme d'emplois sur le territoire. « Peu importe la marque. Consommer français, cela veut dire acheter des produits fabriqués en France et qui créent des emplois chez nous », répond le député Yves Jégo, chargé de la création d'« Origine France Garantie ». La Toyota Yaris, assemblée à Valenciennes, est désormais l'exemple type de la voiture française.
Sur Internet, les sites qui redirigent vers les produits français connaissent une audience grandissante. « Pour faire votre choix, privilégiez les entreprises qui donnent l'adresse de leurs usines et leur nombre de salariés. Il faut se méfier de celles qui parlent vaguement de la tradition française de leur savoir-faire sans vraiment dire où sont fabriqués les produits », conseille Hervé Gibet, qui reçoit 75 000 visites mensuelles sur son site, La Fabrique hexagonale (3 000 entreprises recensées).
Pour les chefs d'entreprise, surtout en PME, l'argument made in France n'est pas que du marketing. « Il y a des avantages en termes de qualité et de logistique. On produit plus vite, avec des temps de transport plus court », rappelle-t-on à la Literie Benoist, une PME de 90 salariés du Val-d'Oise. Reste que les produits français sont souvent un peu plus chers. « L'acte d'achat vient d'abord du prix », rappelle l'économiste Jean-Paul Betbèze.
13 décembre 2011
Anjou Eco
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Le Figaro

12 décembre 2011
Sarkozy mardi en Haute-Savoie pour vanter le label "Origine France garantie" - AFP
Nicolas Sarkozy se rendra mardi à Sallanches en Haute-Savoie pour visiter un site du groupe Rossignol (skis), qui a relocalisé en 2010 une partie de sa production en France, et vanter le label "Origine France Garantie", indique vendredi l'Elysée dans un communiqué.
Le chef de l'Etat visitera vers 11h15 l'usine du groupe Rossignol et présidera ensuite une table ronde sur le thème "Produire en France", précise le communiqué.
Cette visite de terrain, souligne la présidence, est "consacrée au label +Origine France Garantie+, qui permet de garantir l'origine nationale d'un produit et d'aider les produits français à mieux se faire repérer par les consommateurs, mais aussi de favoriser le maintien des savoir-faire en France".
Elle sera "l'occasion de rappeler les enjeux de la +marque France+ sur le marché intérieur comme à l'export". Le président Nicolas Sarkozy sera accompagné du ministre de l'Economie, François Baroin, et du secrétaire d'Etat au commerce et à l'artisanat, Frédéric Lefebvre.
Le 23 novembre, Rossignol, un des leaders mondiaux du ski, avait annoncé qu'il allait investir 10 millions d'euros dans la modernisation de ses usines française et espagnole, un an après avoir rapatrié dans l'Hexagone une partie de sa production depuis l'Asie.
L'équipementier avait précisé qu'à Sallanches, la moitié de l'outil de production serait entièrement revue, avec l'installation de 28 machines de dernière génération. C'est en octobre 2010 qu'il avait annoncé la relocalisation de la production de 60.000 paires de ski juniors produites par un sous-traitant taïwanais, afin de renforcer son site de Sallanches, au pied du Mont-Blanc.
9 décembre 2011
Le Figaro

9 décembre 2011
Le label «origine France» décore pour la première fois un costumier - Le Parisien
La société Orphée Longchamp, basée à Limoges et qui emploie 130 personnes dans la confection de costumes de marque Smuggler, est depuis fin novembre le premier fabricant textile français à s'être vu décerner le label «origine France garantie».
C'est un titre qui n'avait encore jamais été attribué à un costumier. La société Orphée Longchamp, basée à Limoges (Haute-Vienne) qui emploie 130 personnes dans la confection de costumes de marque Smuggler, est depuis fin novembre le premier fabricant textile français à s'être vu décorer du label «origine France garantie».
Ce nouveau label est décerné depuis mai 2011 par le Bureau Veritas Certification.
Un label qui prend du galon en temps de crise
«Ce label légitime notre travail et notre titre de costumier français», s'est réjouit Benjamin Anin, membre de la société Smuggler. «En cette période économique, il était important pour nous de montrer qu'il existe encore des sociétés françaises lucratives, avec des employés français dont les taxes sont plus importantes que celles de ses concurrents, et qui arrivent à fabriquer en France», a-t-il estimé.
Mais, finalement quel est l'intérêt d'un tel label ? Il permet «au consommateur d'acheter un produit de qualité et en même temps de lui donner la garantie d'une fabrication en France», un point qui selon Benjamin Anin «sera de plus important à l'avenir aux yeux des consommateurs». En tout, depuis mai 2011, une quarantaine d'entreprises françaises d'électroménager, d'agroalimentaire, de puériculture ou de santé a également reçu ce label «origine France garantie».
Smuggler, qui possède huit magasins à Paris, un à Bruxelles, un à Luxembourg et un au sein de l'usine de Limoges, avait été rachetée en 2000 par Gilles Attaf, dont «l'un des souhaits à l'origine était de pérenniser un outil de fabrication français», a souligné M. Anin. C'est désormais chose faite.
6 décembre 2011
Impulsion, le magazine d'information économique de la CCI de la Haute-Savoie

6 décembre 2011
La République du Centre


25 novembre 2011
Les Echos

25 novembre 2011
Le Figaro

25 novembre 2011
France Bleu Orléans
2 millions d'investissements annoncés chez FagorBrandt à St Jean de la Ruelle
En visite hier sur le site FagorBrandt de Saint Jean de la Ruelle, le PDG du groupe d'électroménager a annoncé 2 millions d'euros d'investissements pour les 2 ans qui viennent.
L'usine orléanaise, qui compte un peu plus de 700 salariés, fabrique des fours et des plaques à induction...
24 novembre 2011
LSA
Une usine FagorBrandt certifiée Origine France Garantie
Par Olivier COSTIL
L'usine d'Orléans du groupe d'électroménager FagorBrandt reçoit aujourd'hui la certification Origine France Garantie. Ce label a été créé à l'initiative du député UMP Yves Jégo afin de valoriser les fabrications françaises. La certification est délivrée ce jeudi 24 novembre 2011 des mains-même d'Yves Jégo et d'Etienne Casal, directeur général de Bureau Véritas Certification. Fagor-Brandt exploite quatre usines en France toutes spécialisées : Orléans pour les appareils de cuisson, Vendôme pour les hottes décor, Aizenay pour les fours à micro-ondes et La Roche-sur-Yon pour les sèche-linge. Filiale du groupe coopératif espagnol Mondragon, FagorBrandt est le numéro un de l'électroménager en France (15,5 % de part de marché en 2010) et en Espagne (18,1 %), avec un chiffre d'affaires de 1,4 milliards d'euros l'an dernier.
24 novembre 2011
L'Usine Nouvelle
Industriels et consommateurs votent pour un "Made in France" plus fort
© Clearly Ambiguous - Flickr - C.C
Plus d'un an après le lancement du Made in France dans l'Hexagone, consommateurs et chefs d'entreprises ont conscience de l'impact du critère de fabrication nationale, selon le dernier sondage publié le 21 novembre par les sociétés Atol et Majencia, membres fondateurs de l'association Cedre.
Le constat est sans appel. 46% des Français considèrent que le pays de fabrication d'un produit est un critère de choix déterminant ou souvent pris en compte dans l'acte d'achat. Vient ensuite pour 29% des Français le respect de l'environnement.
L'étude démontre pourtant que paradoxalement l'argument du Made in France est moins souvent mis en avant par les entreprises que l'aspect environnemental. Or, selon Philippe Peyrard, Directeur Général Délégué de la coopérative des opticiens Atol "dans un environnement concurrentiel comme le nôtre, le Made in France peut être un atout pour gagner des parts de marché".
Un argument qui est à prendre plus ou moins en compte sur les produits. En effet, le rapport précise que l'impact du pays producteur diffère selon les produits. L'alimentation arrive largement en tête des produits Made in France avec 9 Français sur 10 qui disent attacher de l'importance au Made in France pour ces produits, devant l'équipement pour la maison (60%), l'automobile (60%), l'équipement pour la personne (58%) ou encore des lunettes (58%). A l'inverse, le critère Made in France est beaucoup moins important dans le secteur du high tech.
"Sous-traitance Made in France" Du côté des chefs d'entreprise, l'importance de ce critère d'origine nationale se trouve ailleurs. Et surtout dans le choix de leurs sous-traitants. Pour 74% d'entre eux, le Made in France est un critère de première importance dans le domaine. Il est aussi essentiel pour 66% d'entre eux dans le choix des produits manufacturés et pour 58% dans celui des matières premières.
Et l'importance de la sélection des sous-traitants semble se retrouver dans la perception tant de la chaine de production que du produit final par les consommateurs. Selon le rapport, le gage du Made in France est pour le grand public une référence de qualité, mais aussi un acte citoyen de soutien de premier ordre pour l'industrie et le marché de l'emploi en France. Pour les entreprises, ce critère est pour 29% d'entre eux un argument de vente, pour 24% un outil marketing et pour 26% un critère retenu dans la politique d'achats dans leur entreprise.
"Nous nous devons d'agir et d'être soutenus par les pouvoirs publics, nos clients et nos utilisateurs pour contribuer ensemble à ce renouveau industriel indispensable au redéveloppement de l'emploi", indique Vincent Gruau, Président Directeur Général de Majencia, leader français du mobilier de bureaux et de l'aménagement d'espaces tertiaires.
Reste un problème : 82% des consommateurs et 75% des dirigeants de PME / ETI estiment que les produits fabriqués en France restent plus chers que les autres. Un critère qui doit être modéré pour 66% des répondants.
Et sur ce point, chefs d'entreprise et consommateurs sont désireux d'une démarche plus volontariste de la part de l'Etat dans le développement de ce label.
Novembre 2011
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